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mardi 5 juin 2012

Judith Reigl - Flambeau de noces chimiques - 1954

Le bonheur est comme un arc-en-ciel couvert de fleur, cette explosion de gaieté et de passion où cette eau évasive tente de s'échapper. Fragile tel un papillon sortant de son cocon. Un saboteur sorti de nulle part brisa cette tendre ambiance romantique de ces noces.
Evrard Nicolas 3'B 
 

mercredi 30 mai 2012

Albert Marquet : la plage de Fécamp, 1906

Ce matin je suis là, comme tous les matins , je regarde au loin me demandant où partent tous ces marins, dans le vide, l'infini et la solitude de cet océan. Moi aussi, un jour je rêve de partir pour de nouveaux horizons, partir laissant le vent me guider, ne sachant où je vais  m'échouer. Je rêve de découvrir un ailleurs, un ailleurs que moi seul connaîtrais.
Alice Dive 3B

Vassily Kandinsky - Composition IX - 1936

Je te perturbe. Ton regard a changé quand tu m’as vu.
Mais qu’est-ce qui t’intrigue tant ?
Serait-ce mes lignes colorées, belles et vives comme un enfant émerveillé et heureux. Pour toi c’est comme un arc-en-ciel un jour de pluie qui met la joie là où il y a la tristesse.

Mais déjà tu t’éloignes. Ces couleurs et ces détails te donnent le tournis. Tu ne sais pas où poser l’œil et cela te dérange.
Je suis à nouveau seul…
Clémence Vandamme 3B



André Derain - Les bords de la tamise

Des gens pressés se précipitant vers le néant.
Le jaune remplaçant l'eau comme un soleil faisant dodo.
Un train rempli se dirigeant sur un pont tout comme cette charette bondée de gens ayant tous, perdus leurs parents.
Le ciel étant rouge, rouge comme la colère et la peur de tous ces fuyants ayant perdu le bonheur.

L'association de ces événements faisant comprendre à tous ces gens, le désespoir et le malheur d'une terre se désaltèrant.

Roch de Wasseige


mardi 29 mai 2012

Hans Hartung - T.1935-1 - 1935

La région que j'ai explorée ne ressemble passa à celle d'hier.
Il n'y a que moi qui y ai pénétré.
Cela ne vaut pas la région que j'ai visité hier.
C'était coloré, il y faisait chaud, la vie était là.
Ici, c'est sans vie, il y  fait froid et nous sommes dans l'obscurité. Ici, je ne sais pas combien de jours je vais tenir sans nourriture, sans eau, sans lumière ni chaleur.
J'ai peut-être un espoir mais cet espoir ça fait longtemps que je l'attends et je pense que je ne le verrai jamais.
Après l'arrivée dans ce monde, j'étais dans une zone nuageuse, blanche et paisible. Je ne pus plus faire de découverte.
Celle-ci fut ma dernière.
Maïlyss VANOLST 3B

Alain Séchas - Le vélo - 1983

Je ne suis qu'un vélo illettré sans voix qui voulait explorer les îles mais dans mon élan, l'horrible vol pour de l'or passa inaperçu. Et me voila lentement fondu; je deviendrai difforme, différent mais je reste fidèle malgré mes roues ovales car je sais que je deviendrai une oeuvre.
Arthur Rauw 3B
 
 

Roberto Matta - Etre en situation - 1957

Le poisson cocasse mangeait avec la Terre.
Un bourdon qui dormait dans une fleur
poussait toutes des poussières bizarres.
dans le vert de la mer de la terre.
La petite bleue de l'espace eut de la rancœur
Envers la crasse, le traitant d’étranger de l'Alsace
Guillaume ORTEGAT 3B

 


lundi 28 mai 2012

Ellsworth Kelly - Dark blue Panel - 1985

J'ai fermé les yeux, là, je me suis retrouvé dans un bleu profond. Il faisait calme, cette couleur était rassurante mais je ressentais tout de même de la peur... la peur peut-être de ne jamais revoir une autre couleur.
Amy DA COSTA 3B

André Derain - La Seine au Pecq - 1904

Depuis que je suis bébé,
Mon cœur est blessé.
Je marche le long d'un chemin,
Mais je ne vois pas la fin.
Je me sens seule au milieu de cette univers,
Je marche un peu de travers.
Entends tu mon amour pour toi ?
Je garde toujours espoir
Dans ce monde tout noir.
Le ciel me recouvre tel un manteau de glace,
J'ai perdu ma place.
Tout me semble gris, sans couleur
Dans ce monde sans bonheur...

Eve Keuller, 3B


Balthus - Alice - 1933

Alice à son visiteur

Tu viens d'arriver devant mes formes sinueuses : ton regard se pose d'abord sur mes atouts tellement réalistes. Ma posture élégante éveille en toi un désir profond, stimulant ton imagination. Tu me trouves plutôt arrogante. Cependant, je suis de nature extravertie. Je vois l’excitation dans tes yeux nettement plus captivés qu'en regardant mes escarpins généralement négligé jusqu'ici. J'ai peut-être l'allure d'une gamine mais tu trouves cela excellent. Tu es galant, je le sens, sinon tu ne ferais pas partie de ceux qui accompagnent leur femme. C'est extraordinaire, tu es là, devant moi, imagine-toi dans le tableau en ma compagnie. Je fais tout pour te plaire, mais tu n'en as rien à faire. Je lis en toi, mais tu ne le sais pas.
Amandine Ernoux; 3B

vendredi 25 mai 2012

Olivier Mourgue - Bouloum - 1939

Je vais te raconter ma vie, mon fils.
Je suis un homme de métal méchant, arrogant et désespéré. J'en suis plié en deux, tellement j'ai mal. Je souffre jours et nuits car je suis dépourvu de bras et à force de marcher pieds nus, il deviennent noirs à cause de la saleté, c'est très désagréable et j'ai en plus la tête aplatie, à cause d'une mal formation. Je me sens mal dans ma peau. J'habitais à Osaka* et maintenant, pour une raison qui m'est inconnue, je me retrouve à Beaubourg.
Mais il y a au moins un point positif: tout le monde me regarde. Tous les jours, je vois des têtes différentes et qui semblent m'apprécier comme je suis. Ainsi je n'ai plus peur, je me sens enfin apprécié malgré mes défauts.
Depuis mon arrivé dans ce musée, je marche la nuit à la recherche d'un de mes semblables... Malheureusement, c'est sans succès. Je me sens seul.

*n'existe pas :)
Antoine Questiaux 3B

Robert Delaunay - Rythme, joie de vivre - 1930

Je semble être un assemblage de cercle dans lequel on peut imaginer quelques éclaboussures de couleurs comme le rouge pour la terreur, le bleu pour la tristesse et ainsi de suite avec plusieurs interprétations différentes suivant la personne qui me regarde. On peut tenter d’y voir une lueur d’étrangeté mais l’imagination nous permet de transformer ce sentiment en émotion. Notre cerveau y met beaucoup de lumière ce qui nous facilite à imaginer une étincelle ou l’on peut se retrouver dans un monde ailleurs. A l'espace d’un instant on oublie tous les accidents de la vie et c’est un service que ce tableau nous rend du moins c’est ce que je ressens quand je vois les regards posés sur moi.  Certaines personnes ne sont pas toujours aimables envers les autres mais mon peintre à moi il l’est énormément car il vous permet de tout oublier et de vous transformer en un lieu fantastique que personne ne connaissait encore auparavant.  Des gens en me regardant se pose souvent la question de comment ils doivent interpréter cet art car quand on me voit on ne ressent pas obligatoirement quelque chose, mais toi que ressens- tu en me regardant, peut-être de la peur, de la tristesse, de la joie,… ? Car je n’arrive pas toujours à le voir dans ton regard si étrange et mystérieux dans lequel plein de choses se mêlent.
Hélène Petit  3B 
 

Georges Rouault - Homo homini lupus - 1944-1948

Un beau jeune homme, benêt et penaud qui allait toujours à la messe et croyait au paradis se fit interpeller par le prêtre:
-Eh toi! Sale voleur!
-Pourquoi dites-vous cela? répond l'autre.
Tu m'as volé mon or et pour cela, je te ferais prendre!
Ayant dit, le prêtre sortit une lame de sa robe:
-Mais je n'ai rien fait, vous vous trompez! repartit de plus belle le pauvre jeune homme.
-Mensonge, tu seras pendu et dès ce soir! Va en enfer!
Sur ce, le jeune homme se fit pendre par un beau ciel de pleine lune dans un brouillard sombre et inquiétant...  
Luca LIOTTA 3B

Henri Laurens - Bouteille et verre

Tu ne me connais pas. Je ne sais pas si mon histoire te parviendra mais je décide malgré l'amour que je porte pour cette tuile, de te harceler.
Je marchais dans mon trou adoré afin de me rendre au boulot: je suis le chancelier de l'addition. Lors de mon trajet, quelque chose de diabolique
m'arriva. J'aperçus l'anatomie maléfique d'un mauvais Majeur. Un Majeur, c'est l'une des créatures du dieu utopique. J'avais peur, certes, j'avais acquis quelques bases en Kung-Fu, mais bon... Je suis totalement d'accord, j'aurais pu me rendre utile, j'avais préparé mon coup: le tuer par dessus, en un bond magnifique. J'ai finalement préféré le contourner par l'école lors de sa lecture.
Valentin De Ridder 3B

André Derain - Les deux péniches  - 1906

Reste vigilant car cette mer n'est pas très sûre, mais si tu tiens à fuir ne réflechis pas trop et pars à l'aventure. Tu auras besoin de tous tes efforts pour braver la mer.
Mais change d'air et va-t-en loin ! Vis et deviens la personne que tu souhaites.
Gladys de HEMPTINNE  3 B 

Judit Reigl - Centre de dominance - 1958

Ce mélange de couleurs me rappelle un univers de malheur. Je crois que j'étais sur mon toît, comme une poussière ne sachant pas quoi faire. Moi, tel un survivant veillant sur mes enfants, toi, tel un corp tombé dans le décort. Je sens que tu t'en vas, loin de moi dans un monde où les couleurs n'existent pas. Maintenant, tu dois t'en aller, peut être pour une éternité...
VAN DEN ABEELE Victoria 3B

Bernard Réquichot - Dyptique - 1959

Cela fait à peine trois jours que je découvre ce monde qui, au début me semblait si anodin. Bien entendu, je me trompais lourdement. Au moindre de mes pas, je me posais la question de savoir si celui-ci me mènerait en Enfer, ou bien justement au Paradis. Je dois maintenant l'admettre, l'endroit n'a rien de comparable à ce que l'on peut aisément rencontrer sur Terre, d'ailleurs ce monde je commence à le regretter, et cela du plus profond de mon être...
Ici, nulle clarté n'existe, seule la pénombre rode avec son œil noir qui observe ce lieu en quête d'une quelconque erreur. Les journées sont assez longues, mais davantage passionnantes. Sur mon chemin, je croise des choses totalement indescriptibles. Celles que l'on voit le plus souvent sont de formes diverses, mais en aucun cas semblables à ce que je connais, les couleurs dans cet univers sont uniques, car il est parfaitement impossible de leur trouver le moindre sens. Et j'observe ces choses parsemées sur un sol noir. Je constate qu'autour d'un même centre, elles se trouvent et tournoient à leur propre guise, même s'il y en a plusieurs de ces noyaux.
Il m'a fallu beaucoup de temps, certes, mais j'ai fini par découvrir la logique, pourtant enfantine, de cet univers semblant être tout à fait parallèle au nôtre. La base, ce qui soutient tout ce que l'on peut admirer est en réalité l'Esprit. Ces figures biscornues ne sont que les idées que l'on se fait des gens, ou simplement de la société dans laquelle on vit. Et pour conclure, ces multiples centres sont juste les préjugés desquels on se convainc.
Notre esprit est en réalité forgé par l'Homme, par ce qu'il pense à vrai dire. L'esprit n'a guère d'âme, c'est uniquement une copie de celui des autres. Car, pour plaire complètement, on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas différer.
Céleste ROELS 3B

Bram Van Velde - Sans titre - 1965 

C'est une belle matinée, je viens de mettre la table pour le petit-déjeuner, dehors, il y a un vent léger et je suis heureuse ! Mais toi, qui a le culot de troubler ma fête, toi qui heurte l'écume de mon monde, toi qui hurle pendant des heures sans même respecter la beauté de ce lieu, et t'habituer à ses merveilles, laisse-moi te donner cette lettre, elle est un message de bonté et de bonheur coloré pour quelqu'un qui, comme toi, n'y connait rien dans le domaine, tel un enfant à qui on essayerait de donner le biberon, je viens de te donner une leçon ! Alors, va-t-en de cet endroit dont tu n'es pas digne ! Moi, je vais continuer ma journée de cuisine .... Mais si tu penses en être capable, prends les couteaux et les cuillères, puis viens donc m'aider à mettre la table ! Comme quoi, toute les bêtes peuvent être apprivoisées, il suffit juste de leur parler ! 
Mélanie DELHAYE